
En grandissant tu as commencé à comprendre ce que signifiait le mot "souffrir". Les gens ont commencé à parler derrière ton dos pour que tu te sentes mal dans ta peau. Ils ne te trouvaient pas assez beau, style trop bateau. Pourtant, tu n'avais rien de transcendant. Ce n'étaient que des jaloux, prêts à tout pour réussir leur coup. C'était normal pour eux de te faire du mal. Ils se servaient de préjugés pour te voler ta fierté, même s'ils ne savaient rien de ta personnalité. Tu t'es soumis à leur jugement, ton mal-être est vite devenu perceptible. A partir de là tout s'est dégradé. Tu ne t'acceptais plus comme tu étais tant le regard des autres te freinait. Tu désirais devenir parfait, être une personne qui plaît à tous. Tu ne pensais même plus par toi-même. Tu voulais que tout le monde t'aime et n'arrivais plus à te promener dans la rue sans la pensée d'avoir déplû. T'as attiré l'attention de tes proches qui essayaient de te sortir de cette perpétuelle pression. Le soutien des tiens t'as redonné de la force, tu t'es accroché à leurs paroles, leurs encouragements et t'as relevé la tête bravement. T'as réussi à t'accepter, à te rendre compte que Dieu t'avait finalement doté d'une véritable beauté. T'as eu beaucoup de courage et t'as surmonté ce nauffrage en supportant le fait que des gens aiment te démonter parce qu'ils n'ont rien d'autre à foutre de leur temps.
... MORALE : Soyez à l'aise, ne laissez pas les autres jouer avec vos faiblesses ...
Il te bat tout le temps, ton parent. Il te fait du mal, pauvre enfant. Sans maman a tes côtés tu as été élevé depuis que tu es bébé. Aujourd'hui, il n'y a plus de lueur dans tes petits yeux puisque tu ne peux jamais faire ce que tu veux. Plus aucune trace d'un bonheur bousillé, juste des preuves physiques de ton malheur. Ses gestes se font tous sans délicatesse, ni tendresse. On y voit jusqu'à la moindre marque de ceinture reçue par ses coups durs. Ses paroles te sont fatales, l'impact de ses mots est brutal. Et tes pleurs ne le résonnent même pas. Sans en faire le choix tu es devenu sa proie. A chaque coup, son agressivité ne cesse d'augmenter. Mais à qui pourrais-tu le confier ? Tu rêves de liberté, d'arrêter d'être violenté. A ton si jeune âge tu ne comprends pas que ton papa ne t'aime pas. En cette fin d'après-midi, tu restes assis sur le sol, épuisé, dépourvu d'espoir. Jamais tu ne lui pardonneras la peine dans laquelle il t'a plongé. "Personne ne peut rien pour moi", répètes-tu avec détresse. Dans la nuit, la mort t'emportera. Tu souhaitais être soulagé, ce sera bien le seul voeu que le bon Dieu t'aura accordé. Maintenant va, continue sereinement ta vie au paradis, petit ange.